William S. Burroughs

Biographie (Version Longue Illustrée)
Burroughs arriva à New York City à la mi-Janvier et prit résidence dans un loft qu’il sous-loua au 452 Broadway, juste avant son 60ème anniversaire. Tous les matins, il prit le métro pour se rendre à ses cours au CCNY, et rendit visite à de vieux amis : Ginsberg, Giorno, Budd, Prentice. Le 12 Février, Burroughs ouvrit la porte métallique de son loft à l’heure du cocktail et y trouva un grand blond à lunettes âgé de 21 ans, qui, en provenance de l’université de Lawrence dans le Kansas, son état natal, (...)
Terry Southern (scénariste du Dr. Folamour de Stanley Kubrick) débarqua avec une nouvelle aventure : en Avril 1972, il emmena Burroughs faire un voyage enivrant à Hollywood, pour essayer de vendre les droits du Festin Nu à un producteur de jeux télévisés. Ce fut un échec, mais tout cet épisode détendit merveilleusement l’atmosphère et s’ajouta à la pile de tropes que Burroughs avait sur Hollywood. De retour à Londres, il commença à travailler sur un nouveau livre intitulé Havre des Saints, une suite aux (...)
Il y eut en mai 1971 un regain d’activité autour d’un projet d’adaptation du Festin Nu, forcé par Balch et Gysin. Brion avait écrit un scénario et Balch avait créé de vastes scénarimages en pré-production. Des pourparlers avec Mick Jagger ajoutèrent de l’excitation au projet, mais rien n’aboutit de ses rencontres. Pendant ce temps, les escapades New Yorkaises de Burroughs dans les années 70 lui ouvrirent les yeux sur un nouveau médium : les films pornographiques gays qu’on ne pouvait plus voir dans les (...)
Depuis le milieu des années 60, Burroughs travaillait sur un nouveau roman intitulé Les Garçons Sauvages, lequel décrit sa vision d’un futur post-apocalyptique où de jeunes garçons devenus sauvages vivent en tribu dans le désert, loin de toute autorité adulte et de toute présence féminine. Il finit le manuscrit à Londres le 17 Août 1969. Comme pour confirmer qu’il était à la page et au courant de la situation des gays, les Emeutes de Stonewall éclatèrent à Greenwich Village cette même année. Lorsque la (...)
En « faisant passer » d’une manière obsessive ses sentiments au E-Meter, Burroughs essayait de retirer toute émotion de son être ; l’annonce de la mort de Neal Cassady, en Février 1968 au Nord du Mexique (après une vie d’inspiration pour les autres mais de peu de bénéfice pour lui) dut donc avoir peu d’impact sur le nouvel homme éclairé de Saint Hill. Neal Cassady & Jack Kerouac à l’époque de "Sur La Route" (dans lequel Neal Cassady est Dean Moriarty) Neal Cassady à la fin de sa vie En (...)
Après une année à New York, Burroughs retourna à Londres en Janvier 1966 et s’installa avec Ian Sommerville. Pendant l’absence de Burroughs, Sommerville s’était mis à sortir avec un jeune homme nommé Alan Watson, originaire de Darlington, sa ville natale anglaise. Sommerville avait également développé ses capacités techniques et travaillait dans un home-studio fourni par Paul McCartney, il y vivait subrepticement avec Watson. Une grande partie des œuvres expérimentales sonores de Burroughs y fut (...)
Au début de l’année 1965, Le Festin Nu passa en jugement en correctionnelle à Boston pour obscénité. Les témoins qui soutinrent Burroughs furent Allen Ginsberg, Norman Mailer, et John Ciardi. Gysin développa à cette époque un appareil qu’il appela la « Machine à Rêves » : un cylindre tailladé (en rotation et illuminé de l’intérieur) de manière à ce qu’en regardant à l’intérieur, on aperçoive des scintillements de vagues alpha et de légères hallucinations. Gysin rejoignit Burroughs à New York pour lancer son (...)
Au milieu de l’année 1963, tous de rendirent au Beat Hotel à Paris où Balch filma davantage, et Burroughs fit une représentation avant-gardiste d’un spectacle de son et lumière avec David Allen et Terry Riley. Au mois de juin, Burroughs déménagea à Tanger avec Sommerville et Portman ; ils habitèrent au 4 calle Larachi, dans le quartier Arabe. Après une correspondance bourrelée de remords avec Mort, son grand frère surchargé, Burroughs accepta de prendre en main son fils avec lui à Tanger, et de (...)
Burroughs ne resta que deux mois à Brooklyn et retourna à Londres en février 1962 pour son 48ème anniversaire. Il rentra chez lui en apprenant une triste nouvelle : Kells Elvins, qui fut de passage à New York juste après le départ de Burroughs, venait de mourir d’une crise cardiaque. De retour à l’Empress Hotel, il vécut avec Ian Sommerville (et Portman), se remit à travailler sur Le Ticket Qui Explosa, en acheva le manuscrit en mars au moment où Grove Press finit par publier Le Festin Nu aux USA. (...)
Une relation, qui, en contraste, allait durer toute au long de la vie de Burroughs, mais qui, comme beaucoup de ses grandes amitiés, démarra sur un mauvais départ, commença en 1961 au début de l’année lorsque Burroughs reçut une lettre de Timothy Leary, titulaire d’un doctorat de l’université d’Harvard. Leary était un chercheur en psychologie, qui s’intéressait à un domaine relativement nouveau : les drogues hallucinogènes qu’il appela « psychédéliques », c’est-à-dire pouvant élargir l’esprit. Timothy (...)

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