William S. Burroughs

William S. Burroughs
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1960 : La célébrité

En Avril 1960, Burroughs fut expulsé de France pour des raisons liées aux drogues. L’époque ensoleillée du Beat Hotel touchait à sa fin ; les gens du vieux Paris partirent et laissèrent place à un groupe de Beatniks plus jeunes. Burroughs avait un collaborateur, un petit ami, et une mission littéraire ; il n’avait pas besoin d’adresses fixes. Il déménagea dans une chambre d’hôtel à Londres, avec tout un tas d’écrits émanant de ses folles productions des années 1956-1958—qu’il allait maintenant passer au cut-up.

Burroughs vécut seul à l’Empress Hotel de Londres, mais reçut régulièrement la visite de Ian Sommerville (de retour à Cambridge pour ses études). En renouvelant son œuvre littéraire, William Burroughs entama en 1960 la création de sa « trilogie du cut-up » : La Machine Molle, Le Ticket Qui Explosa, et Nova Express. Il y mélangea de nouvelles pages à de vieux écrits, en coupant toute chose de son passé dans le but d’écrire un futur encore non-imaginé. Ses éditeurs se lancèrent dans des batailles légales et littéraires en son nom, même s’ils commencèrent à réaliser que le nouveau travail que Burroughs rédigeait était loin d’être aussi accessible pour son nouveau public que le Festin Nu—ce roman contenait, après tout, une grande part de satires humoristiques et abordait des sujets liés aux drogues et à une certaine sexualité émoustillante.


Michael Portman

Ayant atteint un certain niveau de célébrité, Burroughs commença à attirer de jeunes admirateurs ; Michael Portman, âgé de dix-sept ans, fut le premier d’entre eux. Il suivit sans cesse Burroughs au cours de l’automne 1960 et essaya de se rendre irrésistible. Mais « Mikey » était un enfant à problème issu de l’Angleterre aristocrate et essaya de surpasser Burroughs en consommant beaucoup de drogues et d’alcool. Ceci continua, empira tout au long de sa courte vie. Portman tourna sans cesse autour de Burroughs et de Gysin, à Londres et à Tanger, pendant trois ans ; il mourut, âgé d’un peu plus de trente ans, de ce que Brion Gysin nomma un « lamentable excès. »

Imprimer cette page | mise à jour : 27 novembre 2009