William S. Burroughs

William S. Burroughs
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Biographie

1914–97,
romancier américain, né à Saint Louis, mort à
Lawrence dans le Kansas. Diplômé d’Harvard en 1936,
il devint en 1944 l’un des trois membres de la Beat Generation avec
Jack Kerouac et Allen Ginsberg. Junkie (1953), son premier roman publié
sous le pseudonyme William Lee, et Queer (écrit en 1953, publié
en 1985) racontent ses expériences avec la drogue, son homosexualité,
et les évènements qui, fatalement, portèrent les
signes précurseurs du meurtre accidentel de sa femme. Son roman
le plus connu, Le Festin Nu (1959) est la description surréaliste
de l’existence du drogué.

Mécontent de devoir se conformer à un modernisme épuisé,
lequel semblait requérir une certaine « pureté »
solitaire dans la vie de ses praticiens, Burroughs collabora énormément,
et étendit ses activités à d’autres médias.
Parmi ses collaborateurs artistiques, on compte Jack Kerouac, Allen Ginsberg,
Brion Gysin, Keith Haring, U2, Kurt Cobain, Gus Van Sant, R.E.M., Ministry,
Laurie Anderson, John Giorno, David Cronenberg, Sonic Youth, Tom Waits,
John Cale, etc.... Son œuvre se situe entre le modernisme et le postmodernisme,
mouvement dont il est désormais généralement considéré
comme un membre fondateur. Au cours d’une carrière qui dépassa
tellement de limites et de frontières—entre les formes d’art
mutuellement considérées comme exclusives, entre les pensées
et le langage des vraies gens et le discours « acceptable »
de la bonne société—Burroughs créa une œuvre
qui n’est en aucun cas strictement littéraire. Et pourtant,
il aimait à se considérer, avant tout, comme un écrivain.
William Burroughs fut élu membre de l’Institut et de l’Académie
Américaines des Arts et des Lettres, et Commandeur de l’Ordre
des Arts et des Lettres de France.

William Burroughs vécut 83 ans—plus longtemps que quiconque
l’aurait cru, étant donné les dangers qu’il
rechercha au cours de sa vie. De bien des manières, il fut surnaturellement
fortuné, puisqu’en dépit de ses nombreuses années
de toxicomanie et de consommation d’alcool, il conserva sa lucidité
tout au long de sa vie. Il atteint la majorité durant « les
années vingt », vécut la deuxième guerre mondiale,
participa activement au bouleversement culturel des années soixante,
et assista à la naissance de l’Ere Spatiale et à la
révolution des moyens de communication de la deuxième moitié
du XXe siècle, dont Internet. Il vécut en Amérique
du Nord et Centrale, en Afrique, en Europe, et en Angleterre. Bien que
Le Festin Nu, écrit à Tanger et à Paris, représente
un accomplissement intouchable, beaucoup de critiques ont considéré
la « Trilogie de la Nuit Ecarlate, » que Burroughs écrivit
aux Etats-Unis à la fin des années 70 et 80, comme l’une
de ses meilleures œuvres.

Citation extraite du livre Queer Beats, édité par Regina Marler :
« Alors que Kerouac retourna vivre avec sa mère dans les années 60 et épousa la sœur d’un ami d’enfance, et que Ginsberg régna pendant les années hippies, ce furent les années 1980 et 1990 […] qui allaient être l’ère de William Burroughs, le plus sombre des trois anges de la Beat Generation. »

Imprimer cette page | mise à jour : 9 février 2009