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	<title>William S. Burroughs</title>
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	<description>La vie et l'oeuvre de William Seward Burroughs</description>
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		<title>Fin 1976-1977-1978 : Bill Burroughs Jr.</title>
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		<description>Dans le but d'organiser des retrouvailles p&#232;re-fils, Ginsberg invita Bill Burroughs Jr. &#224; Naropa en 1976. Billy but beaucoup pendant des ann&#233;es ; &#226;g&#233; de 29 ans, il venait de se s&#233;parer de sa femme et n'avait visiblement aucun soutien apparent. Ill arriva &#224; Boulder tr&#232;s malade. Lors d'une soir&#233;e, il vomit beaucoup de sang et fut emmen&#233; d'urgence &#224; l'h&#244;pital. Les docteurs lui apprirent qu'il avait une cirrhose du foie ; ils essay&#232;rent une Anastomose porto-syst&#233;mique (un pontage du foie), mais sans succ&#232;s. Le (...)

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&lt;a href="http://theo.underwires.net/-Biographie-Version-Longue-" rel="directory"&gt;31. Biographie (Version Longue Illustr&#233;e)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le but d'organiser des retrouvailles p&#232;re-fils, Ginsberg invita Bill Burroughs Jr. &#224; Naropa en 1976. Billy but beaucoup pendant des ann&#233;es ; &#226;g&#233; de 29 ans, il venait de se s&#233;parer de sa femme et n'avait visiblement aucun soutien apparent. Ill arriva &#224; Boulder tr&#232;s malade. Lors d'une soir&#233;e, il vomit beaucoup de sang et fut emmen&#233; d'urgence &#224; l'h&#244;pital. Les docteurs lui apprirent qu'il avait une cirrhose du foie ; ils essay&#232;rent une Anastomose porto-syst&#233;mique (un pontage du foie), mais sans succ&#232;s. Le Dr. Tom Starzl et son &#233;quipe firent une transplantation du foie au&lt;i&gt; Colorado General Hospital &lt;/i&gt; de Denver fin Ao&#251;t. Les chances de survie &#224; l'op&#233;ration &#233;taient de cinquante-cinquante. Burroughs passa la nuit dans la salle d'attente de l'h&#244;pital avec quelques amis proches et la famille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_418 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L446xH324/0626-93b51.jpg' width='446' height='324' alt=&quot;&quot; style='height:324px;width:446px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Discussion sur le Bouddhisme Tib&#233;tain dans l'appartement d'Allen Ginsberg &#224; Boulder dans le Colorado, Ao&#251;t 1976. De gauche &#224; droite : Jerome Rothenberg, Anne Waldman, Peter Orlovsky, Allen Ginsberg, Diane Di Prima, Chogyam Trungpa, une &#233;tudiante et William Burroughs.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une jubilation lasse se fit entendre lorsque Billy surv&#233;cut &#224; la chirurgie, mais il &#233;tait &#233;vident que sa nouvelle situation n'&#233;tait pas tr&#232;s bonne. Avec Waldman, Ginsberg, et beaucoup d'autres &#224; Boulder pour soutenir Billy, Burroughs repoussa son retour &#224; New York et emm&#233;nagea dans une suite &#224; l'h&#244;tel Boulderado. Pendant trois mois, il fit le trajet d'une heure jusqu'&#224; Denver tous les jours pour rendre visite &#224; Billy &#224; l'h&#244;pital. Billy entra et sortit du &lt;i&gt;Colorado General&lt;/i&gt; au cours des ann&#233;es qui suivirent ; sa premi&#232;re sortie postop&#233;ratoire fut en Janvier 1977. La famille de Naropa installa Billy au Boulderado, et il sembla que le pire de la crise avait pass&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Burroughs retourna dans son &#171; Bunker &#187; &#224; New York. Jacques Stern, le Rothschild ren&#233;gat, r&#233;apparut sur le devant de la sc&#232;ne et attira l'attention de tout le monde en d&#233;pensant des dizaines de milliers de dollars pour un projet cin&#233;matographique : Dennis Hopper allait r&#233;aliser et jouer dans la version cin&#233;matographique de Junky, d'apr&#232;s un sc&#233;nario de Terry Southern. Ce quatuor, ainsi que divers flagorneurs, des employ&#233;s, et toute une suite, se lan&#231;a pendant ces quelques mois dans une s&#233;rie de folles soir&#233;es &#224; New York, toutes aliment&#233;es de coke. Ces &#171; rencontres pour discuter de l'histoire &#187; et ces soir&#233;es d&#233;cha&#238;n&#233;es dur&#232;rent presque un an, mais le projet cin&#233;matographique n'aboutit &#224; rien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Burroughs se rendit dans le Colorado en juin 1977 &#224; l'occasion de sa troisi&#232;me session estivale &#224; Naropa. Il n'&#233;tait parti que depuis quelques mois, et ses amis de Boulder l'accueillirent &#224; nouveau. Apr&#232;s la fin de la session de po&#233;sie, Burroughs d&#233;cida de rester &#224; Boulder ; il loua un petit appartement au complexe de Varsity Manor et garda le bail pendant trois ans. Steven Lowe habitait aux environs d'Eldora, et Burroughs rencontra Cabell Hardy et un certain nombre d'autres jeunes gens, pour la plupart tous &#224; la recherche de l'attitude Beat exprim&#233;e lors des sessions estivales de Naropa. Hardy v&#233;cut avec Burroughs. Il lui pr&#233;parait &#224; manger, l'aidait en g&#233;n&#233;ral et lui tenait compagnie. Burroughs &#233;crivit alors les premi&#232;res &#233;bauches de &lt;i&gt;Parage des Voies Mortes&lt;/i&gt;, qu'il appela &#171; Le Gai Revolver, &#187; ou encore &#171; La Famille Johnson &#187;. L'accent du roman sur le Zen du tir vint des sorties fr&#233;quentes de Burroughs dans des villes environnantes o&#249; il pratiqua son adresse au tir, son passe-temps favori.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux mois apr&#232;s sa sortie de l'h&#244;pital au d&#233;but de l'ann&#233;e 1977, Billy fut r&#233;admis pour un rappel. Ses blessures chirurgicales mirent du temps &#224; gu&#233;rir ; il subit plusieurs autres op&#233;rations dans l'espoir de fermer un kyste abdominal. En Octobre, Billy effectua un voyage impr&#233;vu &#224; Santa Cruz, en Californie, &#224; la recherche de Georgette, la fille avec qui il avait v&#233;cu l&#224;-bas lorsque son mariage se brisa. Il arriva sans m&#233;dicaments et sans argent et fut finalement remis dans un avion en direction de Denver. En Janvier 1978, Naropa donna une chambre &#224; Billy dans la communaut&#233; de Yeshe House, et Burroughs et Ginsberg persuad&#232;rent le Dr. Starzl d'autoriser un r&#233;gime de maintenance &#224; la morphine pour Billy, dans l'id&#233;e que cela arr&#234;terait ou ralentirait sa consommation d'alcool, comme Billy avait promis de le faire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1975-1976 : Naropa - Le Bunker</title>
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		<description>Jimmy Page &amp; William S. Burroughs &#224; New York City en janvier 1975 Au d&#233;but de l'ann&#233;e 1975, tandis que Burroughs passait &#224; pied devant son ancien loft de Centre Street, un jeune homme l'approcha et se pr&#233;senta : Steven Lowe, un artiste et &#233;crivain de Floride. Ils devinrent amis et Lowe le fit s'int&#233;resser au ph&#233;nom&#232;ne des pirates homosexuels, ce qui donna &#224; Burroughs un nouvel angle &#224; son roman : Cit&#233;s de la Nuit Ecarlate. Les noms des six cit&#233;s form&#232;rent une ancienne incantation que Gysin lui avait (...)

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&lt;a href="http://theo.underwires.net/-Biographie-Version-Longue-" rel="directory"&gt;31. Biographie (Version Longue Illustr&#233;e)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_412 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L500xH338/4453734289_e87a495b55-a8e57.jpg' width='500' height='338' alt=&quot;&quot; style='height:338px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Jimmy Page &amp; William S. Burroughs &#224; New York City en janvier 1975&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au d&#233;but de l'ann&#233;e 1975, tandis que Burroughs passait &#224; pied devant son ancien loft de Centre Street, un jeune homme l'approcha et se pr&#233;senta : Steven Lowe, un artiste et &#233;crivain de Floride. Ils devinrent amis et Lowe le fit s'int&#233;resser au ph&#233;nom&#232;ne des pirates homosexuels, ce qui donna &#224; Burroughs un nouvel angle &#224; son roman : &lt;i&gt;Cit&#233;s de la Nuit Ecarlate&lt;/i&gt;. Les noms des six cit&#233;s form&#232;rent une ancienne incantation que Gysin lui avait apprise et dont le but &#233;tait d'influencer le destin. Burroughs recommen&#231;a &#224; travailler sur &lt;i&gt;Cit&#233;s&lt;/i&gt; entre chaque voyage, ses tourn&#233;es le faisant beaucoup voyager.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_413 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L400xH603/Kate-Simon_-1975-3db39.jpg' width='400' height='603' alt=&quot;&quot; style='height:603px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Patti Smith &amp; William S. Burroughs en 1975&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la m&#234;me &#233;poque, Allen Ginsberg (48 ans) trouva refuge aupr&#232;s du professeur de Bouddhisme Tib&#233;tain, Chogyam Trungpa Rinpoche, dans les v&#339;ux Bouddhistes. Trungpa &#233;tablit la Fondation Dharmadhatu de Boulder dans le Colorado o&#249; il fonda l'Institut Naropa ; il invita Ginsberg et Anne Waldman &#224; &#233;tablir le programme litt&#233;raire, qu'ils nomm&#232;rent &#171; L'Ecole Jack Kerouac de la Po&#233;tique D&#233;sincarn&#233;e. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_414 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L330xH480/AAGU001212_Ginsberg_1975-c1ba1.jpg' width='330' height='480' alt=&quot;&quot; style='height:480px;width:330px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;William S. Burroughs (Photo d'Allen Ginsberg)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Mai 1975, Burroughs rencontra Ginsberg &#224; Naropa et y fit une conf&#233;rence. Ils se rendirent plus tard &#224; l'Institut des Arts de Chicago pour y faire d'autres lectures. Burroughs se rendit &#233;galement &#224; Gen&#232;ve et rejoignit Gysin au Colloque de Tanger, organis&#233; en leur honneur, ainsi qu'au centre de retraite &#171; La Queue du Tigre &#187; de Trungpa dans le nord du Vermont, il y passa deux semaines dans une solitude quasi-totale dans une toute petite cabane. Les notes de Burroughs de cette p&#233;riode devinrent&lt;i&gt; The Retreat Diaries&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_417 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L462xH700/retreat_diaries-us-citymoon-1976-eecff.jpg' width='462' height='700' alt=&quot;&quot; style='height:700px;width:462px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_415 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L446xH345/0616-da849.jpg' width='446' height='345' alt=&quot;&quot; style='height:345px;width:446px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;William S. Burroughs &amp; Allen Ginsberg dans le nouvel appartement de Ginsberg au 437 East 12th St, New York City, D&#233;cembre 1975.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_416 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L446xH565/0466-b8059.jpg' width='446' height='565' alt=&quot;&quot; style='height:565px;width:446px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;M&#234;me soir&#233;e, de gauche &#224; droite : Allen Ginsberg, Peter Orlovsky, Louis Cartwright, Herbert Huncke, William Burroughs.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 5 F&#233;vrier 1976, &#224; son adresse de Franklin Street, Burroughs re&#231;ut un t&#233;l&#233;gramme annon&#231;ant l'affreuse nouvelle de la mort de Ian Sommerville dans un accident de voiture. C'&#233;tait le soixante-deuxi&#232;me anniversaire de Burroughs ; Il connaissait Sommerville depuis dix-sept ans. L'influence de Ian fut si profonde que, m&#234;me octog&#233;naire, Burroughs r&#234;va souvent de lui. Mais il devait retourner &#224; l'&#233;criture et &#224; ses lectures et &#224; d'autres affaires : le bail de deux ans de Franklin Street &#233;tait sur le point d'expirer. Burroughs avait souvent rendu visite &#224; John Giorno dans son loft du 222 Bowery, un b&#226;timent qui fut construit pour abriter un &#171; Institut de Jeunes Hommes &#187; au d&#233;but du vingti&#232;me si&#232;cle. Mark Rothko avait utilis&#233; le vieux gymnase comme studio de peinture dans les ann&#233;es 60 ; et pendant plusieurs mois, James Grauerholz avait habit&#233; dans le vestiaire sous le gymnase : un endroit sans fen&#234;tres, aux murs et au plafond b&#233;tonn&#233;s. James Grauerholz d&#233;m&#233;nagea sur Great Jones Street, et au d&#233;but de l'ann&#233;e 1976, Burroughs reprit le vestiaire, qui fut appel&#233; plus commun&#233;ment &#171; Le Bunker. &#187; Il eut &#224; peine le temps de d&#233;baller ses affaires qu'il &#233;tait d&#233;j&#224; temps de retourner &#224; Boulder pour une autre session estivale &#224; Naropa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_411 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L315xH400/avedon_burroughs-2dbe8.jpg' width='315' height='400' alt=&quot;&quot; style='height:400px;width:315px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;William S. Burroughs photographi&#233; le 9 juillet 1975 par Richard Avedon &#224; New York City
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1974 : New York</title>
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		<description>Burroughs arriva &#224; New York City &#224; la mi-Janvier et prit r&#233;sidence dans un loft qu'il sous-loua au 452 Broadway, juste avant son 60&#232;me anniversaire. Tous les matins, il prit le m&#233;tro pour se rendre &#224; ses cours au CCNY, et rendit visite &#224; de vieux amis : Ginsberg, Giorno, Budd, Prentice. Le 12 F&#233;vrier, Burroughs ouvrit la porte m&#233;tallique de son loft &#224; l'heure du cocktail et y trouva un grand blond &#224; lunettes &#226;g&#233; de 21 ans, qui, en provenance de l'universit&#233; de Lawrence dans le Kansas, son &#233;tat natal, (...)

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&lt;a href="http://theo.underwires.net/-Biographie-Version-Longue-" rel="directory"&gt;31. Biographie (Version Longue Illustr&#233;e)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Burroughs arriva &#224; New York City &#224; la mi-Janvier et prit r&#233;sidence dans un loft qu'il sous-loua au 452 Broadway, juste avant son 60&#232;me anniversaire. Tous les matins, il prit le m&#233;tro pour se rendre &#224; ses cours au CCNY, et rendit visite &#224; de vieux amis : Ginsberg, Giorno, Budd, Prentice. Le 12 F&#233;vrier, Burroughs ouvrit la porte m&#233;tallique de son loft &#224; l'heure du cocktail et y trouva un grand blond &#224; lunettes &#226;g&#233; de 21 ans, qui, en provenance de l'universit&#233; de Lawrence dans le Kansas, son &#233;tat natal, venait juste d'arriver &#224; New York. En l'espace de deux semaines, Burroughs invita le gar&#231;on du Kansas &#224; vivre avec lui dans le loft de Brodway&#8212;et ainsi commenc&#232;rent les 23 ann&#233;es de collaboration de James Grauerholz et Burroughs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_409 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L190xH256/grauerhl-2cd32.jpg' width='190' height='256' alt=&quot;&quot; style='height:256px;width:190px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;James Grauerholz&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;William Burroughs n'arriva pas les mains vides &#224; New York en 1974. Il apporta avec lui des malles remplies d'&#233;crits de toutes les p&#233;riodes de sa carri&#232;re, dont plusieurs photocopies de son projet entrepris en 1973 de regrouper toutes ses archives, mais principalement des passages des derni&#232;res ann&#233;es&#8212;des pages qui n'avaient pas trouv&#233; leur place dans &lt;i&gt;Les Gar&#231;ons Sauvages, Exterminateur !&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Havre des Saints&lt;/i&gt; (qui fut d'abord publi&#233; &#224; la fin de l'ann&#233;e 1973 en Angleterre.) Mais la production litt&#233;raire et g&#233;n&#233;rale de Burroughs avaient d&#233;p&#233;ri, et il lui semblait avoir &#233;puis&#233; les possibilit&#233;s du &lt;i&gt;cut-up&lt;/i&gt; et de ses applications dans des albums de d&#233;coupures, des cassettes audio et le cin&#233;ma. Ces exp&#233;riences apport&#232;rent dans bien des cas un large d&#233;couragement &#233;ditorial et peu de r&#233;compenses financi&#232;res. Mais il resta tr&#232;s affair&#233; et travailla sur ses lectures devant des classes et rendit visite &#224; ses vieux amis new yorkais. Son fils Billy lui rendit visite &#224; son loft de Broadway, ainsi que Brion Gysin, qui arriva de Paris avec l'&#233;dition Fran&#231;aise d'&lt;i&gt;Oeuvres Crois&#233;es&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_406 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L452xH700/TM_France_1998-9e9d9.jpg' width='452' height='700' alt=&quot;&quot; style='height:700px;width:452px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Avril, John Giorno organisa pour Burroughs et lui-m&#234;me une lecture au &lt;i&gt;Poetry Project&lt;/i&gt; de l'&#233;glise St. Marks, qui fut annonc&#233;e comme le retour de Burroughs &#224; New York.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Mai, Burroughs loua un nouveau loft au 77 Franklin Street. Il se rendit &#224; Londres pour fermer son appartement de Duke Street et dire au revoir &#224; John Brady, qui y habitait toujours. Gysin vint le voir et Balch leur parla des vacarmes nocturnes de Johnny dans l'immeuble, et des plaintes des voisins. Burroughs saisit l'opportunit&#233;, il vendit l'appartement &#224; l'un de ses voisins et exp&#233;dia une derni&#232;re malle de livres et de papiers &#224; New York avant de partir. Johnny Brady disparut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_407 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L446xH297/0526-c6f63.jpg' width='446' height='297' alt=&quot;&quot; style='height:297px;width:446px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Allen Ginsberg, Gregory Corso et William Burroughs, &#224; la convention de Naropa, &#233;t&#233; 1974&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_408 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L446xH298/0531-acde4.jpg' width='446' height='298' alt=&quot;&quot; style='height:298px;width:446px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Allen Ginsberg, William Burroughs, Philip Whalen &#224; Boulder dans le Colorado.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De retour &#224; New York, Burroughs commen&#231;a &#224; recevoir davantage d'invitations &#224; des lectures et ses voyages en Am&#233;rique l'expos&#232;rent &#224; plusieurs nouvelles sc&#232;nes : par exemple, il mit le pied &#224; San Francisco pour la premi&#232;re fois en 1974. Il fut accueilli partout par un public enthousiaste et une nouvelle g&#233;n&#233;ration de lecteurs impatient de rencontrer &#171; &lt;i&gt;El hombre Invisible&lt;/i&gt;. &#187; Il jouit &#224; New York d'une vie sociale consid&#233;rable, entour&#233; d'un important cercle d'anciens et de nouveaux amis. Il passa l'hiver &#224; New York, &#224; essayer de travailler sur son roman, luttant contre la panne de l'&#233;crivain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1972-1973 : Havre des Saints, Exterminateur ! &amp; Bowie</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Th&#233;ophile</dc:creator>



		<description>Terry Southern (sc&#233;nariste du Dr. Folamour de Stanley Kubrick) d&#233;barqua avec une nouvelle aventure : en Avril 1972, il emmena Burroughs faire un voyage enivrant &#224; Hollywood, pour essayer de vendre les droits du Festin Nu &#224; un producteur de jeux t&#233;l&#233;vis&#233;s. Ce fut un &#233;chec, mais tout cet &#233;pisode d&#233;tendit merveilleusement l'atmosph&#232;re et s'ajouta &#224; la pile de tropes que Burroughs avait sur Hollywood. De retour &#224; Londres, il commen&#231;a &#224; travailler sur un nouveau livre intitul&#233; Havre des Saints, une suite aux (...)

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&lt;a href="http://theo.underwires.net/-Biographie-Version-Longue-" rel="directory"&gt;31. Biographie (Version Longue Illustr&#233;e)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Terry Southern (sc&#233;nariste du &lt;i&gt;Dr. Folamour&lt;/i&gt; de Stanley Kubrick) d&#233;barqua avec une nouvelle aventure : en Avril 1972, il emmena Burroughs faire un voyage enivrant &#224; Hollywood, pour essayer de vendre les droits du &lt;i&gt;Festin Nu&lt;/i&gt; &#224; un producteur de jeux t&#233;l&#233;vis&#233;s. Ce fut un &#233;chec, mais tout cet &#233;pisode d&#233;tendit merveilleusement l'atmosph&#232;re et s'ajouta &#224; la pile de tropes que Burroughs avait sur Hollywood. De retour &#224; Londres, il commen&#231;a &#224; travailler sur un nouveau livre intitul&#233; &lt;i&gt;Havre des Saints&lt;/i&gt;, une suite aux &lt;i&gt;Gar&#231;ons Sauvages&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_403 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L449xH700/PS_France_1998-ab701.jpg' width='449' height='700' alt=&quot;&quot; style='height:700px;width:449px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Edition fran&#231;aise&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il assembla &#233;galement pour Viking Press une collection de nouvelles qu'il appela &lt;i&gt;Exterminateur !&lt;/i&gt;. Richard Seaver, son ancien &#233;diteur, publia le livre en Ao&#251;t 1972.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_402 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L488xH718/EXT_US_Viking_1973-72173.jpg' width='488' height='718' alt=&quot;&quot; style='height:718px;width:488px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec Balch, Burroughs continua &#224; rencontrer des prostitu&#233;s dans la rue, et &#224; l'automne 1972, un type irlandais nomm&#233; John Brady, devint son amant. La bisexualit&#233; de Johnny, son manque de d&#233;veloppement intellectuel et sa pr&#233;dilection pour la violence lui rappel&#232;rent Jack Anderson. Il ramenait des filles &#224; l'appartement de Duke Street pour coucher avec elles, et mena&#231;ait Burroughs si celui-ci se plaignait. Burroughs ne se camait pas &#224; l'&#233;poque, mais buvait beaucoup et il lui sembla difficile de faire quelques avanc&#233;es artistiques ou financi&#232;res. L'estime qu'il avait de lui comme &#233;crivain, et comme &#171; Papa g&#226;teau, &#187; fut tr&#232;s basse, mais il tol&#233;ra cette situation humiliante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gysin avait pr&#233;sent&#233; Burroughs &#224; Sanche de Gramont (Ted Morgan), (un journaliste et un auteur issu d'une famille aristocrate fran&#231;aise). Quand le magazine &lt;i&gt;Oui&lt;/i&gt; invita Burroughs &#224; la fin de l'ann&#233;e 1972 dans les montagnes marocaines de Joujouka, foyer des Ma&#238;tres Musiciens, de Graumont et Gysin se joignirent &#224; l'exp&#233;dition et Burroughs y amena John Brady. Brion Jones, des Rolling Stones, avait suivi les traces de Gysin &#224; Joujouka, et il enregistra un album avec les Ma&#238;tres Musiciens. Le compositeur Robert Palmer se lia d'amiti&#233; avec Burroughs et Gysin &#224; Joujouka, et ses compositions r&#233;ifi&#232;rent plus tard le nexus des trois mondes : le rock &#8216;n' roll, la litt&#233;rature d'avant-garde, et la vieille musique transcendantale d'Afrique du nord.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_404 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L280xH280/Brian_Jones_Presents_The_Pipes_of_Pan_at_Jajouka-5e9a0.jpg' width='280' height='280' alt=&quot;&quot; style='height:280px;width:280px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Album de Brion Jones et des Ma&#238;tres Musiciens de Joujouka&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De retour &#224; Londres au printemps 1973, Burroughs collabora sur de nouveaux projets avec de jeunes artistes qu'il avait rencontr&#233;s. Avec Robert Gale, il &#233;crivit une nouvelle illustr&#233;e intitul&#233;e&lt;i&gt; The Book of Breething&lt;/i&gt;, une exploration des possibilit&#233;s lib&#233;ratrices des langues anciennes bas&#233;es sur des hi&#233;roglyphes &#233;gyptiens ou mayas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_398 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L500xH326/BB_UK_OU_1974-dcc8a.jpg' width='500' height='326' alt=&quot;&quot; style='height:326px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et avec Malcom McNeill, Burroughs &#233;crivit &lt;i&gt;Ah Pook Is Here&lt;/i&gt;, un conte sur &#171; M. Hart, &#187; le magnat au c&#339;ur sale (inspir&#233; de William Randolph Hearst, le &lt;i&gt;Citizen Kane&lt;/i&gt; d'Orson Welles) qui part retrouver dans un temple Maya &#224; Yucat&#225;n &#171; les Livres &#187; et d&#233;fie la mort mais qui n'est finalement pas de taille &#224; lutter contre &#171; Ah Pook, le Destructeur. &#187; Le livre illustr&#233;, &lt;i&gt;Ah Pook&lt;/i&gt;, fut un concept en avance sur son temps ; les dessins en couleurs d&#233;taill&#233;es de McNeill, qui incorporaient le texte de Burroughs, furent trop co&#251;teux &#224; publier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_397 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L456xH700/AP_UK_Calder_1979-bb852.jpg' width='456' height='700' alt=&quot;&quot; style='height:700px;width:456px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques ann&#233;es plus tard, les magazines &lt;i&gt;Metal Hurlant&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Heavy Metal&lt;/i&gt; firent la perc&#233;e des comics (romans graphiques), en s'inspirant pour leur nom de l'un des personnages de la trilogie du cut-up de Burroughs, &#171; Le M&#244;me en M&#233;tal Lourd (Heavy Metal Kid) &#187;&#8212;une expression qui fut &#233;galement adopt&#233;e par un genre de musique rock.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec Barry Miles, un &#233;crivain, un &#233;diteur, et un libraire qu'ils connaissaient au milieu des ann&#233;es soixante et qui tenait la galerie Indica et le journal underground &lt;i&gt;International Times&lt;/i&gt;, Burroughs et Gysin assembl&#232;rent une importante collection de leurs archives, qu'ils vendirent en 1973. Les r&#233;coltes de cette vente les sauv&#232;rent tous les deux de l'insolvabilit&#233;. Burroughs emmena Johnny Brady en vacances dans l'&#238;le grecque de Spetsai en Septembre ; on peut retrouver des &#233;chos de leurs exp&#233;riences dans les passages sur &#171; Clem Snide &#187; dans &lt;i&gt;Cit&#233;s de la Nuit Ecarlate&lt;/i&gt;. Ce voyage est d'une certaine mani&#232;re &#233;quivalent &#224; l'exp&#233;dition de Burroughs avec Lewis Marker en Equateur, m&#234;me si tout semblant d'attachement &#233;motionnel fut couvert par l'alcool et le ressentiment apr&#232;s leur retour &#224; Londres, o&#249; encore une fois Brady reprit le dessus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand Allen Ginsberg rendit visite &#224; Burroughs en Automne, il sentit que son vieil ami stagnait s&#233;v&#232;rement : il buvait trop, n'&#233;crivait pas assez et &#233;tait incapable de se d&#233;tacher de la position Londonienne qu'il avait maintenue depuis huit ans. Bradly &#233;tait ouvertement insolent et mena&#231;ant et Ginsberg se r&#233;solut &#224; intervenir d'une fa&#231;on ou d'une autre. Il retourna &#224; New York et s'arrangea avec le D&#233;partement d'Anglais du City College de New York pour offrir &#224; Burroughs un poste de professeur bien pay&#233; &#224; compter du printemps 1974. Bien que Burroughs e&#251;t assez d'argent pour rester l&#224; o&#249; il &#233;tait, il accepta ce changement de d&#233;cor.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_405 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L321xH480/0000214503-003-188d0.jpg' width='321' height='480' alt=&quot;&quot; style='height:480px;width:321px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;William S. Burroughs &#224; Londres&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peu avant son d&#233;part de Londres, il rencontra le jeune chanteur David Bowie le 17 novembre 1973 qu'il interviewa pour le magazine &lt;i&gt;Rolling Stones&lt;/i&gt;. L'article s'intitula : &lt;i&gt;Beat Godfather : Bowie meets Burroughs.&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;disponible sur ce site dans la partie &quot;Textes/Entretiens&quot;-&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_399 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L302xH316/burroughs-bowie-db34f.jpg' width='302' height='316' alt=&quot;&quot; style='height:316px;width:302px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;David Bowie &amp; William S. Burroughs (novembre 1973)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_401 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L367xH500/22610_lg-d8026.jpg' width='367' height='500' alt=&quot;&quot; style='height:500px;width:367px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_400 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L381xH458/david_bowie_bill_burroughs_1973-8c1bd.jpg' width='381' height='458' alt=&quot;&quot; style='height:458px;width:381px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;David Bowie &amp; William S. Burroughs (novembre 1973)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1971 : Les Gar&#231;ons Sauvages</title>
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		<dc:creator>Th&#233;ophile</dc:creator>



		<description>Il y eut en mai 1971 un regain d'activit&#233; autour d'un projet d'adaptation du Festin Nu, forc&#233; par Balch et Gysin. Brion avait &#233;crit un sc&#233;nario et Balch avait cr&#233;&#233; de vastes sc&#233;narimages en pr&#233;-production. Des pourparlers avec Mick Jagger ajout&#232;rent de l'excitation au projet, mais rien n'aboutit de ses rencontres. Pendant ce temps, les escapades New Yorkaises de Burroughs dans les ann&#233;es 70 lui ouvrirent les yeux sur un nouveau m&#233;dium : les films pornographiques gays qu'on ne pouvait plus voir dans les (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y eut en mai 1971 un regain d'activit&#233; autour d'un projet d'adaptation du &lt;i&gt;Festin Nu&lt;/i&gt;, forc&#233; par Balch et Gysin. Brion avait &#233;crit un sc&#233;nario et Balch avait cr&#233;&#233; de vastes sc&#233;narimages en pr&#233;-production. Des pourparlers avec Mick Jagger ajout&#232;rent de l'excitation au projet, mais rien n'aboutit de ses rencontres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps, les escapades New Yorkaises de Burroughs dans les ann&#233;es 70 lui ouvrirent les yeux sur un nouveau m&#233;dium : les films pornographiques gays qu'on ne pouvait plus voir dans les cin&#233;mas publics depuis l'&#233;rosion de la censure. Il correspondit avec Fred Halsted (LA Plays Itself), le r&#233;alisateur porno, et lui sugg&#233;ra l'id&#233;e d'une version cin&#233;matographique explicitement &#233;rotique des &lt;i&gt;Gar&#231;ons Sauvages&lt;/i&gt;. Mais ceci &#233;tait commercialement infaisable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_395 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L467xH700/WB_US_Grove_1971-54fbe.jpg' width='467' height='700' alt=&quot;&quot; style='height:700px;width:467px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Grove publia Les Gar&#231;ons Sauvages en Octobre 1971. Le livre se d&#233;marque, par son ton et son contenu, de la trilogie du cut-up ; la majorit&#233; du livre est &#233;crite dans un style narratif apparemment simple, et comme l'a not&#233; la critique Jennie Skerl dans sa monographie de 1985, &lt;i&gt;William S. Burroughs&lt;/i&gt;, le point central de sa th&#233;matique est pass&#233; d'une &#171; Dystopie &#187; (descriptions satiriques d'un monde corrompu et inhospitalier) &#224; un futur &#171; utopique &#187; exclusivement homosexuel (nouvelle lib&#233;ration du pr&#233;sent, r&#233;&#233;criture &#171; magique &#187; de l'histoire). Cela dit, m&#234;me si les gar&#231;ons de sa nouvelle &#339;uvre sont tous homos, ils ont pour origine les gar&#231;ons des &#171; Pulp Fiction &#187; de son enfance et les fantasmes de revanche contre l'oppression des parents et de la soci&#233;t&#233; h&#233;t&#233;rosexuelle de l'&#233;poque. Ce n'est pas la sexualit&#233; d&#233;cha&#238;n&#233;e des Gar&#231;ons Sauvages que l'on distingue le plus, mais leur libert&#233; animale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Guid&#233; par son parrain Allen Ginsberg, William Burroughs Jr, suivit les traces de son p&#232;re et se mit &#224; l'&#233;criture. &lt;i&gt;Speed&lt;/i&gt;, le r&#233;cit &#224; la premi&#232;re personne de sa vie fatale &#224; New York en 1966, fut publi&#233; chez Olympia Press &#224; Paris quatre ans plus tard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_396 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L480xH837/william_burroughs_jr-speed-olympia_press-ee65a.jpg' width='480' height='837' alt=&quot;&quot; style='height:837px;width:480px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1971, Billy travaillait d&#233;j&#224; sur &lt;i&gt;Kentucky Ham&lt;/i&gt;, une suite autobiographique &#224; &lt;i&gt;Speed&lt;/i&gt; qui d&#233;crivait les six mois frustrants qu'il passa avec son p&#232;re &#224; Tanger, ses aventures &#224; l'&#233;cole de Green Valley et sur le bateau qui servit d'apprentissage scolaire dans l'Oc&#233;an Pacifique pr&#232;s de l'Alaska.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vers la fin de l'ann&#233;e 1971, cela faisait un an et demi que Burroughs Sr. habitait seul. Il accepta en Octobre de rejoindre le professorat de l'Universit&#233; exp&#233;rimentale du Nouveau Monde &#224; Haute Nendaz en Suisse. Les trois mois de Burroughs en haute altitude se pass&#232;rent plut&#244;t mal : il fut malade la majeure partie du temps et redevint intoxiqu&#233; aux pilules l&#233;gales de cod&#233;ine, appel&#233;es &lt;i&gt;Codethyline Houd&#233;&lt;/i&gt;, qu'il appelait affectueusement &#171; les petites roses. &#187; Il retourna &#224; Londres en D&#233;cembre, avec le sentiment que la situation &#224; Haute Nendaz ne m&#232;nerait nulle part.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1969-1970 : Emeutes de Stonewall et d&#233;c&#232;s de Kerouac.</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Th&#233;ophile</dc:creator>



		<description>Depuis le milieu des ann&#233;es 60, Burroughs travaillait sur un nouveau roman intitul&#233; Les Gar&#231;ons Sauvages, lequel d&#233;crit sa vision d'un futur post-apocalyptique o&#249; de jeunes gar&#231;ons devenus sauvages vivent en tribu dans le d&#233;sert, loin de toute autorit&#233; adulte et de toute pr&#233;sence f&#233;minine. Il finit le manuscrit &#224; Londres le 17 Ao&#251;t 1969. Comme pour confirmer qu'il &#233;tait &#224; la page et au courant de la situation des gays, les Emeutes de Stonewall &#233;clat&#232;rent &#224; Greenwich Village cette m&#234;me ann&#233;e. Lorsque la (...)

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&lt;a href="http://theo.underwires.net/-Biographie-Version-Longue-" rel="directory"&gt;31. Biographie (Version Longue Illustr&#233;e)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le milieu des ann&#233;es 60, Burroughs travaillait sur un nouveau roman intitul&#233; &lt;i&gt;Les Gar&#231;ons Sauvages&lt;/i&gt;, lequel d&#233;crit sa vision d'un futur post-apocalyptique o&#249; de jeunes gar&#231;ons devenus sauvages vivent en tribu dans le d&#233;sert, loin de toute autorit&#233; adulte et de toute pr&#233;sence f&#233;minine. Il finit le manuscrit &#224; Londres le 17 Ao&#251;t 1969. Comme pour confirmer qu'il &#233;tait &#224; la page et au courant de la situation des gays, les Emeutes de Stonewall &#233;clat&#232;rent &#224; Greenwich Village cette m&#234;me ann&#233;e. Lorsque la police de New York fit une descente au Stonewall Inn, homos et Drag-Queens r&#233;sist&#232;rent pour la premi&#232;re fois en Am&#233;rique, et il y eut des feux nocturnes et des &#233;meutes pendant trois nuits cons&#233;cutives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_390 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L445xH336/1969_Stonewall-b15ec.jpg' width='445' height='336' alt=&quot;&quot; style='height:336px;width:445px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Emeutes de Stonewall &#224; Greenwich Village, NYC, 1969&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_394 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L500xH335/lgProtest-d4da3.jpg' width='500' height='335' alt=&quot;&quot; style='height:335px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Emeutes de Stonewall &#224; Greenwich Village, NYC, 1969&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Octobre 1969, Burroughs apprit le d&#233;c&#232;s de Jack Kerouac &#224; l'&#226;ge de 47 ans, mort d'une cirrhose et d'une h&#233;morragie &#339;sophagienne. M&#234;me s'il savait que son vieil ami buvait &#233;norm&#233;ment, Burroughs fut touch&#233; d'une mani&#232;re inattendue par cette perte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_391 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L247xH296/kerouacs-cac01.jpg' width='247' height='296' alt=&quot;&quot; style='height:296px;width:247px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Jack Kerouac &amp; sa m&#232;re, Gabrielle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retour au travail : ce qui l'int&#233;ressa &#224; ce moment-l&#224; fut d'ajouter ses propres textes au livre d'interview d'Odier ; r&#233;-intitul&#233; &lt;i&gt;The Job&lt;/i&gt;, le nouveau livre fut publi&#233; chez Grove en mai 1970.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_392 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L471xH700/JOB_UK_Cape_1970-14957.jpg' width='471' height='700' alt=&quot;&quot; style='height:700px;width:471px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Edition anglaise (1970)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps, le projet cin&#233;matographique sur Dutch Schultz n'&#233;tait pas tout &#224; fait mort ; David Budd, l'ami peintre de Burroughs avait trouv&#233; de nouveaux donneurs et invita Burroughs &#224; New York pour une rencontre au sujet du film. Burroughs s'&#233;tait lass&#233; de son &#171; gar&#231;on lambinant, &#187; et l'&#233;vin&#231;a de l'appartement de Duke Street avant de partir &#224; New York. Pendant son s&#233;jour, Burroughs passa du temps avec Budd et le peintre David Prentice, et trouva la ville tr&#232;s vivable. La troisi&#232;me &#233;dition du sc&#233;nario sur Dutch Schultz fut publi&#233;e chez Viking en juin 1970, tandis que Burroughs &#233;tait &#224; New York, sous le nom des &lt;i&gt;Derniers Mots de Dutch Schultz&lt;/i&gt; ; lorsque le contrat du film cala &#224; nouveau, il retourna &#224; Londres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_393 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L472xH700/LWDS_UK_Cape_1970-0b0e9.jpg' width='472' height='700' alt=&quot;&quot; style='height:700px;width:472px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Edition anglaise (1970)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux mois plus tard, Burroughs re&#231;ut un t&#233;l&#233;gramme de Mort, son fr&#232;re : &#171; MERE MORTE. &#187; Il d&#233;crivit plus tard sa r&#233;action diff&#233;r&#233;e comme &#171; un coup dans l'estomac. &#187; Laura lui avait demand&#233; de promettre, alors qu'il n'&#233;tait qu'un gar&#231;on, de s'occuper d'elle et de venir la voir, peu importe o&#249; elle se trouvait ; mais cela faisait trois ans que Burroughs ne lui avait pas rendu visite, pendant qu'elle &#233;tait &#224; Chastains. Il ne se rendit pas aux fun&#233;railles. La honte et le regret de Burroughs caus&#233;s par cet &#233;chec r&#233;apparurent tout au long de son &#339;uvre. &#171; Il existe des erreurs, &#187; citant E. A. Robinson assez souvent, &#171; si monstrueuses qu'elles ne peuvent &#234;tre ni touch&#233;es ni caress&#233;es par les remords. &#187; Burroughs savait que sa vie &#233;tait remplie de telles erreurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1968 : Rencontre avec Jean Genet</title>
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		<dc:creator>Th&#233;ophile</dc:creator>



		<description>En &#171; faisant passer &#187; d'une mani&#232;re obsessive ses sentiments au E-Meter, Burroughs essayait de retirer toute &#233;motion de son &#234;tre ; l'annonce de la mort de Neal Cassady, en F&#233;vrier 1968 au Nord du Mexique (apr&#232;s une vie d'inspiration pour les autres mais de peu de b&#233;n&#233;fice pour lui) dut donc avoir peu d'impact sur le nouvel homme &#233;clair&#233; de Saint Hill. Neal Cassady &amp; Jack Kerouac &#224; l'&#233;poque de &quot;Sur La Route&quot; (dans lequel Neal Cassady est Dean Moriarty) Neal Cassady &#224; la fin de sa vie En Juin (...)

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&lt;a href="http://theo.underwires.net/-Biographie-Version-Longue-" rel="directory"&gt;31. Biographie (Version Longue Illustr&#233;e)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En &#171; faisant passer &#187; d'une mani&#232;re obsessive ses sentiments au E-Meter, Burroughs essayait de retirer toute &#233;motion de son &#234;tre ; l'annonce de la mort de Neal Cassady, en F&#233;vrier 1968 au Nord du Mexique (apr&#232;s une vie d'inspiration pour les autres mais de peu de b&#233;n&#233;fice pour lui) dut donc avoir peu d'impact sur le nouvel homme &#233;clair&#233; de Saint Hill.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_381 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L400xH302/jack_and_neal-ac49c.jpg' width='400' height='302' alt=&quot;&quot; style='height:302px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Neal Cassady &amp; Jack Kerouac &#224; l'&#233;poque de &quot;Sur La Route&quot; (dans lequel Neal Cassady est Dean Moriarty)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_380 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L187xH288/cassady-b18b9.jpg' width='187' height='288' alt=&quot;&quot; style='height:288px;width:187px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;Neal Cassady &#224; la fin de sa vie&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Juin 1968, Burroughs d&#233;cida de suivre un &#171; cours d'&#233;claircissement &#187; avanc&#233; &#224; Edimbourg en Ecosse (la sc&#232;ne de son apoth&#233;ose litt&#233;raire quatre ans auparavant) mais tr&#232;s vite, la m&#233;galomanie de Hubbard (le fondateur de la scientologie) l'aga&#231;a. Burroughs resta obs&#233;d&#233; par l'id&#233;e &#171; d'auditionner &#187; ses plus proches associ&#233;s au E-Meter, ce qui for&#231;a Sommerville, d&#233;sormais &#226;g&#233; de 28 ans, &#224; s'&#233;loigner de lui pour la derni&#232;re fois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La convention du Parti D&#233;mocrate am&#233;ricain se tint &#224; Chicago en Ao&#251;t 1968. Les yippies, men&#233;s par Abbie Hoffman et le reste des &#171; Sept de Chicago &#187;, menac&#232;rent d'interrompre la convention en organisant des manifestations au Grant Park de Chicago. John Berendt, l'&#233;diteur d'Esquire invita Burroughs, Jean Genet (Richard Seaver &#224; la traduction), et Terry Southern &#224; &#233;crire des articles sur la convention pour le magazine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_383 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L309xH400/1251422503-burroughs3-9fec5.jpg' width='309' height='400' alt=&quot;&quot; style='height:400px;width:309px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Burroughs apporta avec lui un magn&#233;tophone portable avec lequel il enregistra des sons de policiers et d'&#233;meutes qu'il diffusa &#224; d'impr&#233;visibles intervalles. Il collabora &#233;troitement avec son ami Terry Southern qu'il rencontra &#224; Paris dans les ann&#233;es 50. Et son admiration pour le travail de Jean Genet &#233;tant tr&#232;s haute, &#234;tre trait&#233; d'&#233;gal &#224; &#233;gal par l'&#233;crivain fran&#231;ais devait signifier qu'il y &#233;tait &#171; arriv&#233;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_382 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L500xH375/burroughs4-126c5.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Jean Genet, William Burroughs &amp; Allen Ginsberg en 1968 &#224; Chicago&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_385 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L500xH333/3230712_10-2785-4263a.jpg' width='500' height='333' alt=&quot;&quot; style='height:333px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Allen Ginsberg, William Burroughs &amp; Jean Genet&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_386 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L446xH302/0354-9c439.jpg' width='446' height='302' alt=&quot;&quot; style='height:302px;width:446px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;William Burroughs, Terry Southern, Jean Genet &amp; Allen Ginsberg&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_387 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L400xH269/gruppo_68-bb8bc.jpg' width='400' height='269' alt=&quot;&quot; style='height:269px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Terry Southern, Allen Ginsberg, Jean Genet &amp; William Burroughs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; son retour chez lui en Septembre, Burroughs s'arr&#234;ta &#224; New York pour &#233;crire son article pour le magazine Esquire, &#171; The Coming of the Purple Better One &#187; (disponible dans son livre &quot;Exterminateur !&quot;). Lui et Genet logeaient &#224; l'h&#244;tel Delmonico.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_384 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L405xH280/ashay01f-c3c3c.jpg' width='405' height='280' alt=&quot;&quot; style='height:280px;width:405px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Jean Genet &amp; William Burroughs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jack Kerouac fut l'invit&#233; de l'&#233;mission de t&#233;l&#233;vision de William F. Buckley, &#171; Firing Line, &#187;. Il descendit donc de Lowell dans le Massachusetts avec trois amis de sa ville natale. Lorsqu'il lui rendit visite ce jour-l&#224; au Delmonico, Burroughs fut choqu&#233; par son &#233;tat : &#224; force de passer ses journ&#233;es &#224; boire, Kerouac &#233;tait devenu bouffi et &#224; moiti&#233; coh&#233;rent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_388 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L407xH321/jackkerouac-70529.jpg' width='407' height='321' alt=&quot;&quot; style='height:321px;width:407px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Jack Kerouac&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Burroughs lui conseilla d'annuler l'enregistrement en studio de l'&#233;mission avec Buckley, mais Kerouac d&#233;cida de maintenir l'arrangement. Ce fut la derni&#232;re fois que Burroughs vit son vieil ami.&lt;/p&gt; &lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/CD4ofEoUpxE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/CD4ofEoUpxE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;En Octobre 1968, Gysin &#233;tait &#224; Tanger, et Burroughs &#224; Duke Street. Anthony Balch avait un appartement dans le m&#234;me immeuble, &#224; quelques pas de Piccadilly Circus, et Balch connaissait les &#171; gar&#231;ons en rotation &#187; du quartier. &#192; travers Balch, Burroughs rencontra un jeune prostitu&#233; qui devint son partenaire durant l'ann&#233;e et demie qui suivit. Burroughs finit la premi&#232;re &#233;dition de ses interviews de 1968 avec Daniel Odier, qui furent publi&#233;s en janvier 1969 &#224; Paris par Pierre Belfond sous le nom d'Entretiens avec William Burroughs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;span class='spip_document_389 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L487xH700/JOB_France_1969-3f125.jpg' width='487' height='700' alt=&quot;&quot; style='height:700px;width:487px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1966-1967 : Retour &#224; Londres &amp; la scientologie</title>
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		<dc:creator>Th&#233;ophile</dc:creator>



		<description>Apr&#232;s une ann&#233;e &#224; New York, Burroughs retourna &#224; Londres en Janvier 1966 et s'installa avec Ian Sommerville. Pendant l'absence de Burroughs, Sommerville s'&#233;tait mis &#224; sortir avec un jeune homme nomm&#233; Alan Watson, originaire de Darlington, sa ville natale anglaise. Sommerville avait &#233;galement d&#233;velopp&#233; ses capacit&#233;s techniques et travaillait dans un home-studio fourni par Paul McCartney, il y vivait subrepticement avec Watson. Une grande partie des &#339;uvres exp&#233;rimentales sonores de Burroughs y fut (...)

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&lt;a href="http://theo.underwires.net/-Biographie-Version-Longue-" rel="directory"&gt;31. Biographie (Version Longue Illustr&#233;e)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s une ann&#233;e &#224; New York, Burroughs retourna &#224; Londres en Janvier 1966 et s'installa avec Ian Sommerville. Pendant l'absence de Burroughs, Sommerville s'&#233;tait mis &#224; sortir avec un jeune homme nomm&#233; Alan Watson, originaire de Darlington, sa ville natale anglaise. Sommerville avait &#233;galement d&#233;velopp&#233; ses capacit&#233;s techniques et travaillait dans un home-studio fourni par Paul McCartney, il y vivait subrepticement avec Watson. Une grande partie des &#339;uvres exp&#233;rimentales sonores de Burroughs y fut enregistr&#233;e par Ian.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Burroughs travailla au cours du printemps sur l'&#233;dition am&#233;ricaine de&lt;i&gt; La Machine Molle&lt;/i&gt;, et fut heureux lorsque (apr&#232;s un combat l&#233;gal de quatre ann&#233;es) la Court Supr&#234;me du Massachusetts d&#233;clara &lt;i&gt;Le Festin Nu&lt;/i&gt; non-obsc&#232;ne, et que le livre pu enfin &#234;tre vendu en librairie. Il d&#233;m&#233;nagea dans un appartement au N. 8, Duke Street du quartier de St. Jame's, dans l'immeuble o&#249; habitait d&#233;j&#224; Anthony Balch. Il fallut peu de temps avant que Sommerville et Watson ne lui demandent de se joindre &#224; lui dans son appartement, la maison de disque des Beatles les avait &#233;vinc&#233;s de leur studio d'enregistrement. Le nouveau m&#233;nage s'av&#233;ra &#234;tre plus harmonieux que Burroughs ne s'y attendait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_378 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L240xH240/51Y3GJ5B7FL-_SL500_AA240_-c2865.jpg' width='240' height='240' alt=&quot;&quot; style='height:240px;width:240px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les ennuis de Billy Jr. recommenc&#232;rent en Floride : Billy avait &#233;t&#233; envoy&#233; &#224; l'&#233;cole exp&#233;rimentale Green Valley d'Orange City, en Floride, mais il s'enfuit en Septembre 1966 &#224; New York, o&#249; il fut arr&#234;t&#233; pour possession de m&#233;thamph&#233;tamine, et mis en prison. Burroughs chercha &#224; repousser l'&#233;ch&#233;ance aussi longtemps que possible puis alla finalement en Floride au mois de D&#233;cembre pour passer No&#235;l avec sa m&#232;re veuve et son fils de dix-neuf ans, alors en libert&#233; surveill&#233;e. Laura n'&#233;tait pas en bonne forme ; d&#233;sorient&#233;e par intermittence, elle tomba et se blessa pendant le s&#233;jour hivernal de Burroughs. Il accompagna Billy &#224; son audience au tribunal &#224; Palm Beach, lui conseillant d'&#233;viter d'empirer la situation. En F&#233;vrier 1967, Burroughs emmena son fils en cure &#224; Lexington dans le Kentucky&#8212;c'&#233;tait la premi&#232;re fois que Burroughs retournait dans cette clinique depuis sa premi&#232;re admission, quand Billy n'avait m&#234;me pas encore un an. Le garde &#224; la porte demanda lequel des deux devait &#234;tre admis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Burroughs retourna &#224; Londres en mars, se sentant d&#233;sempar&#233; face aux probl&#232;mes de Billy et Laura. Il alla &#224; Marrakech et &#224; Tanger au mois de mai o&#249; il rendit visite &#224; des amis, mais la sc&#232;ne de Tanger n'existait plus. Sommerville habitait toujours Duke Street avec Watson et Burroughs n'&#233;tait pas &#233;pris de jalousie ; son combat contre les sentiments inexpliqu&#233;s de son enfance, la d&#233;t&#233;rioration de sa m&#232;re, et la d&#233;linquance de son fils le pr&#233;occupaient davantage. La probation de Billy fut accord&#233;e et il fut envoy&#233; &#224; la Green Valley School, mais tomba tr&#232;s rapidement dans de nouveaux probl&#232;mes. Au mois de Septembre, Mort et Miggy install&#232;rent Laura &#224; Chastains, une maison de retraite &#224; St. Louis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_379 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L216xH307/Dianetics-39284.jpg' width='216' height='307' alt=&quot;&quot; style='height:307px;width:216px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'envie de Burroughs de poursuivre sa vie comme un artiste fut menac&#233;e par la forte pression de ses liens familiaux. Il chercha une mani&#232;re d'aller de l'avant. Brion Gysin, &#224; Paris en 1959, l'avait fait s'int&#233;resser au livre de L. Ron Hubbard, Dianetics, dont Burroughs fit l'&#233;loge &#224; Ginsberg dans ses lettres de l'&#233;poque. En 1967, Burroughs commen&#231;a &#224; &#233;crire une rubrique intitul&#233;e &#171; Le Bulletin de l'Acad&#233;mie Burroughs &#187; pour le magazine Mayfair &#224; Londres, et son &#233;diteur le pr&#233;senta au m&#233;dium John McMasters, proche associ&#233; de Hubbard, fondateur de l'&#233;glise de Scientologie. Burroughs devint int&#233;ress&#233; par les techniques de la Scientologie sur le souvenirs dirig&#233;s, et il signa pour deux mois &#171; d'audition &#187; &#224; Saint Hill, la cour d'Hubbard &#224; East Grinstead, en Angleterre&#8212;o&#249; il allait devenir &#171; clair &#187;, et peut-&#234;tre m&#234;me un &#171; Th&#233;tan Op&#233;rant. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1965 : Une ann&#233;e &#224; New York</title>
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		<dc:creator>Th&#233;ophile</dc:creator>



		<description>Au d&#233;but de l'ann&#233;e 1965, Le Festin Nu passa en jugement en correctionnelle &#224; Boston pour obsc&#233;nit&#233;. Les t&#233;moins qui soutinrent Burroughs furent Allen Ginsberg, Norman Mailer, et John Ciardi. Gysin d&#233;veloppa &#224; cette &#233;poque un appareil qu'il appela la &#171; Machine &#224; R&#234;ves &#187; : un cylindre taillad&#233; (en rotation et illumin&#233; de l'int&#233;rieur) de mani&#232;re &#224; ce qu'en regardant &#224; l'int&#233;rieur, on aper&#231;oive des scintillements de vagues alpha et de l&#233;g&#232;res hallucinations. Gysin rejoignit Burroughs &#224; New York pour lancer son (...)

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&lt;a href="http://theo.underwires.net/-Biographie-Version-Longue-" rel="directory"&gt;31. Biographie (Version Longue Illustr&#233;e)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but de l'ann&#233;e 1965, &lt;i&gt;Le Festin Nu&lt;/i&gt; passa en jugement en correctionnelle &#224; Boston pour obsc&#233;nit&#233;. Les t&#233;moins qui soutinrent Burroughs furent Allen Ginsberg, Norman Mailer, et John Ciardi. Gysin d&#233;veloppa &#224; cette &#233;poque un appareil qu'il appela la &#171; Machine &#224; R&#234;ves &#187; : un cylindre taillad&#233; (en rotation et illumin&#233; de l'int&#233;rieur) de mani&#232;re &#224; ce qu'en regardant &#224; l'int&#233;rieur, on aper&#231;oive des scintillements de vagues alpha et de l&#233;g&#232;res hallucinations. Gysin rejoignit Burroughs &#224; New York pour lancer son invention sur le march&#233; ; Peter Matson, l'agent litt&#233;raire, les rencontra tous les deux &#224; ce moment-l&#224;, c'est l'homme qui allait repr&#233;senter Burroughs pour les 19 ann&#233;es suivantes. La Machine &#224; R&#234;ves fit sensation, mais personne ne voulut produire un appareil capable de provoquer des crises cardiaques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_374 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L440xH309/burroughs01-9ba3b.jpg' width='440' height='309' alt=&quot;&quot; style='height:309px;width:440px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Gysin &amp; Burroughs devant la Dreamachine&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; La r&#233;putation de Burroughs &#233;tait telle qu'il &#233;tait en 1965 la c&#233;l&#233;brit&#233; du centre de New York. Il se lia d'amiti&#233; avec un cercle de peintres autour de Robert Rauschenberg, un artiste pop en pleine &#233;mergence, dont David Prentice. Conrad Rooks, h&#233;ritier d'une famille d'industriels du cosm&#233;tique, invita Burroughs &#224; jouer un personnage chapeaut&#233; et cadav&#233;rique dans son projet cin&#233;matographique avant-gardiste, &lt;i&gt;Chappaqua&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_372 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L500xH500/514GP375DRL-_SS500_-981a9.jpg' width='500' height='500' alt=&quot;&quot; style='height:500px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_373 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L200xH278/chappaquaburroughs1-546a5.jpg' width='200' height='278' alt=&quot;&quot; style='height:278px;width:200px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Burroughs dans Chappaqua&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Burroughs fut re&#231;u comme un roi aux soir&#233;es et aux lectures organis&#233;es par des h&#244;tesses telles que Panna Grady, dans son appartement du Dakota Hotel, et Wyn Chamberlain, dans son appartement-terrasse au 222 Bowery, une adresse que Burroughs ferait sienne dix ans plus tard. Brion Gysin, avec Burroughs &#224; New York, utilisa sa diplomatie et son charme pour illuminer toutes situations sociales. Il travailla tous les jours avec lui sur leur chef d'&#339;uvre collaboratif, un travail de textes et de collages qu'ils appel&#232;rent &lt;i&gt;&#338;uvres Crois&#233;es (The Third Mind)&lt;/i&gt;. Par l'interm&#233;diaire de Panna Grady, Gysin rencontra le po&#232;te John Giorno, un dipl&#244;m&#233; de Columbia d'environ 20 ans qui allait jouer un r&#244;le important dans les vies respectives de Gysin et Burroughs ; Giorno et Gysin devinrent amants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_370 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L500xH488/Giorno_02_body-ba8e5.jpg' width='500' height='488' alt=&quot;&quot; style='height:488px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;De gauche &#224; droite : Brion Gysin, Wynn Chamberlain, John Giorno, Panna Grady, et John McKendry. Rhinebeck, New York, 31 mai 1965. Photo : Sally Chamberlain.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_371 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L348xH287/wbgiorno-2-a6d97.jpg' width='348' height='287' alt=&quot;&quot; style='height:287px;width:348px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;John Giorno photographi&#233; par Burroughs, Hotel Chelsea,
New York, 31 ao&#251;t 1965.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Burroughs passa du temps avec David Budd, un peintre de Sarasota, en Floride, descendant d'une famille du milieu du cirque, qu'il rencontra pour la premi&#232;re fois au Beat Hotel dans les ann&#233;es 50. Budd fit d&#233;couvrir &#224; Burroughs les derniers mots de Dutch Schultz, un gangster New yorkais, tu&#233; par balle &#224; Newark en 1935 et dont les divagations d&#233;connect&#233;es, enregistr&#233;s par un st&#233;nographe tandis qu'il reposait mourrant sur son lit d'h&#244;pital, rappelaient les cut-ups de Burroughs. Cette relation aboutit &#224; un projet cin&#233;matographique en 1968, et Burroughs s'essaya &#224; l'&#233;criture d'un sc&#233;nario bas&#233; sur la vie du gangster, appel&#233;e Les Derniers Mots de Dutch Schultz. Ce texte fut publi&#233; dans quatre &#233;ditions diff&#233;rentes, mais le film n'aboutit jamais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Burroughs fut tr&#232;s occup&#233; durant ces six mois pass&#233;s dans le loft de Centre Street. Il collabora avec Joe Brainard et Ron Padgett &#224; TIME (&#171; C &#187; Press, 1965), et encore une fois avec Ed Sanders, qui publia APO-33 : Un R&#233;gulateur M&#233;tabolique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_375 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L500xH647/TIME_US_CPress_1965_2-12658.jpg' width='500' height='647' alt=&quot;&quot; style='height:647px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_376 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L482xH700/APO33_US_FY_1966-5f66c.jpg' width='482' height='700' alt=&quot;&quot; style='height:700px;width:482px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le livre de collage de Burroughs, &#233;crit avec Gysin, &#338;uvres Crois&#233;es, fut impubliable &#224; l'&#233;poque dans son format. (Le County Museum of Art de Los Angeles exposa finalement les tablettes originales dans l'exposition intitul&#233;e &#171; Ports of Entry &#187; en Juillet 1996&#8212;soit plus de trente ans apr&#232;s la cr&#233;ation d'&#338;uvres Crois&#233;es.) Burroughs r&#233;alisa &#233;galement quelques &#171; albums de d&#233;coupures, &#187;, avec l'apport de Gysin : souvent plut&#244;t petits, ces livres-journaux reli&#233;s &#233;taient remplis d'images coll&#233;es choisies dans la presse, de textes dactylographi&#233;s et manuscrits, de dessins en couleurs, etc. De 1960 &#224; 1976, il en produisit environ une vingtaine. Burroughs commen&#231;a &#233;galement &#224; explorer l'univers des conf&#233;rences au milieu des ann&#233;es 60 ; il fit plusieurs apparitions publiques &#224; New York, parfois avec Gysin. Lors d'un voyage &#224; Paris &#224; la m&#234;me &#233;poque, il enregistra son premier disque de longue dur&#233;e, Call Me Burroughs, avec Sommerville ; Ga&#238;t Frog&#233;, propri&#233;taire du English Bookshop, &#233;dita environ mille exemplaires de l'album vinyle, qui sortit aux Etats-Unis l'ann&#233;e suivante sur le label ESP-Disk de Bernard Stollman.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_377 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L480xH469/378827422_5a3d4bb4c4-ca44b.jpg' width='480' height='469' alt=&quot;&quot; style='height:469px;width:480px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fin de l'ann&#233;e New Yorkaise de Burroughs &#233;tait &#224; port&#233;e de main. En Septembre 1965, tandis que Gysin s'arrangeait pour ramener John Giorno avec lui au Maroc, Burroughs d&#233;cida de retourner &#224; Londres pour voir ce qu'il restait de son m&#233;nage avec Ian Sommerville. Il dut faire face imm&#233;diatement &#224; un probl&#232;me de renouvellement de visa lorsqu'il atterrit &#224; Heathrow, &#224; cause de sa notori&#233;t&#233; grandissante. Le parrain de Mikey Portman, le pr&#233;sident du Arts Council, intervint aupr&#232;s des autorit&#233;s de l'immigration, mais Burroughs fut oblig&#233; de quitter l'Angleterre trois mois plus tard. Il partit &#224; Tanger pour de br&#232;ves vacances avec Gysin et Giorno.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce fut le chant du cygne de la sc&#232;ne de Tanger : Paul et Jane Bowles y &#233;taient encore, et beaucoup d'autres du Tanger du milieu des ann&#233;es 50, mais la plupart pour seulement quelque temps. Le jour de No&#235;l de l'ann&#233;e 1965, Jay Hazelwood (pendant longtemps le genius loci du Parade Bar, le QG des expatri&#233;s) mourut dans son bar, d'une crise cardiaque. Cet &#233;v&#233;nement marqua la fin d'une &#233;poque : la population internationale fuyait le Maroc Musulman, tout juste ind&#233;pendant. Burroughs retourna en janvier 1966 (au milieu des folles ann&#233;es Soixante) &#224; Londres, une ville qui allait &#234;tre sa maison pour les huit ann&#233;es qui suivirent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1963-1964 : Les Lettres du Yag&#233; enfin publi&#233;es</title>
		<link>http://theo.underwires.net/1963-1964-Les-Lettres-du-Yage</link>
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		<dc:creator>Th&#233;ophile</dc:creator>



		<description>Au milieu de l'ann&#233;e 1963, tous de rendirent au Beat Hotel &#224; Paris o&#249; Balch filma davantage, et Burroughs fit une repr&#233;sentation avant-gardiste d'un spectacle de son et lumi&#232;re avec David Allen et Terry Riley. Au mois de juin, Burroughs d&#233;m&#233;nagea &#224; Tanger avec Sommerville et Portman ; ils habit&#232;rent au 4 calle Larachi, dans le quartier Arabe. Apr&#232;s une correspondance bourrel&#233;e de remords avec Mort, son grand fr&#232;re surcharg&#233;, Burroughs accepta de prendre en main son fils avec lui &#224; Tanger, et de (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au milieu de l'ann&#233;e 1963, tous de rendirent au Beat Hotel &#224; Paris o&#249; Balch filma davantage, et Burroughs fit une repr&#233;sentation avant-gardiste d'un spectacle de son et lumi&#232;re avec David Allen et Terry Riley. Au mois de juin, Burroughs d&#233;m&#233;nagea &#224; Tanger avec Sommerville et Portman ; ils habit&#232;rent au 4 calle Larachi, dans le quartier Arabe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s une correspondance bourrel&#233;e de remords avec Mort, son grand fr&#232;re surcharg&#233;, Burroughs accepta de prendre en main son fils avec lui &#224; Tanger, et de l'inscrire &#224; l'Ecole Am&#233;ricaine locale. Billy arriva en Juillet 1963, juste avant son seizi&#232;me anniversaire. Il &#233;tait ravi de vivre aux c&#244;t&#233;s de son prestigieux p&#232;re &#224; Tanger. Mais le jeune adolescent fut perturb&#233; par l'homosexualit&#233; de son p&#232;re et par ses deux colocataires plus jeunes. Burroughs offrit &#224; Billy la libert&#233; de fumer du hachisch et de jouer de la guitare, mais il r&#233;alisa en D&#233;cembre que la situation &#233;tait trop pesante pour son fils, et peut-&#234;tre aussi pour lui-m&#234;me. La distance &#233;motionnelle entre eux &#233;tait au moins aussi grande que celle qui existait entre lui-m&#234;me et son propre p&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque Billy retourna chez ses grands-parents en Floride en janvier 1964, Burroughs fit un voyage &#224; Paris dans une tentative avort&#233;e de recevoir quelques milliers de dollars de redevances que Girodias lui devait. &#192; peine deux mois auparavant, John Calder avait publi&#233; une s&#233;lection plut&#244;t soft d'&#233;crits de Burroughs tir&#233;s du &lt;i&gt;Festin Nu&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;La Machine Molle&lt;/i&gt;, et du &lt;i&gt;Ticket&lt;/i&gt;, que Burroughs nomma &lt;i&gt;Dead Fingers Talk&lt;/i&gt;&#8212;en apportant encore de nouvelles corrections aux extraits des deux derniers livres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_367 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L439xH700/DFT_UK_Calder_1963-32c1a.jpg' width='439' height='700' alt=&quot;&quot; style='height:700px;width:439px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et en D&#233;cembre 1963, City Lights publia les &lt;i&gt;Lettres du Yag&#233;&lt;/i&gt;, qui comprenait d&#233;sormais un &#233;change final de lettres entre Ginsberg (qui atteignit les pays montagneux du yag&#233; sept ans apr&#232;s son mentor) et Burroughs (en pleine proph&#233;tie litt&#233;raire de sa p&#233;riode du cut-up).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_369 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://theo.underwires.net/local/cache-vignettes/L458xH700/YL_US_CityLights_1963-2-7ee0b.jpg' width='458' height='700' alt=&quot;&quot; style='height:700px;width:458px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De retour &#224; Tanger, l'attention de Burroughs se concentra sur &lt;i&gt;My Own Mag&lt;/i&gt; de Jeff Nuttall, une publication ron&#233;otyp&#233;e faite en Angleterre, qui publia des communiqu&#233;s de Burroughs sous forme de collage dans 21 num&#233;ros entre 1964 et 1966. Cependant, tout n'allait pas pour le mieux dans sa vie priv&#233;e ; Sommerville accostait des Arabes pour coucher avec eux, et comme ils vivaient dans la Casbah, cette activit&#233; &#233;vidente apporta l'opprobre de leurs voisins arabes&#8212;surtout les femmes, qui les harcel&#232;rent ouvertement dans la rue. En Mai 1964, Burroughs commen&#231;a finalement &#224; gagner un peu d'argent avec ses livres, et lui et Sommerville d&#233;m&#233;nag&#232;rent dans un appartement-terrasse plus spacieux dans le b&#226;timent de la Loter&#237;a, dans le centre de Tanger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Engag&#233; par le magazine Playboy pour &#233;crire un article &#224; St. Louis, dans sa ville natale, Burroughs se rendit au Chelsea Hotel &#224; New York en D&#233;cembre 1964. Sommerville voulut l'accompagner, mais il eut des probl&#232;mes de visa ; ceux-ci auraient pu &#234;tre arrang&#233;s mais Barry Miles, un t&#233;moin oculaire, sugg&#232;ra que Burroughs &#233;tait dispos&#233; &#224; s'&#233;loigner de son ambivalence grandissante envers Sommerville. Ce fut un abandon subtil, qui allait hanter Burroughs pendant une d&#233;cennie enti&#232;re. Mais il eut peu de temps pour m&#233;diter dessus, parce qu'il apprit en Janvier que son p&#232;re de soixante-dix-neuf ans venait de mourir soudainement &#224; Palm Beach. Burroughs se rendit en Floride pour les fun&#233;railles. Laura semblait tenir t&#234;te au malheur plut&#244;t bien ; Mort, toujours fid&#232;le, et sa femme Miggy garderaient un &#339;il sur elle, de leur maison de St. Louis. Burroughs retourna &#224; New York, et loua un loft au 210 Centre Street.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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